FEVRIER-MARS-AVRIL 2009
BALLET NATIONAL DE GEORGIE

60 Artistes
2H10 avec entracte

 

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Nina Ramishvili, fondatrice du ballet

Iliko Sukhishvili
directeur artistique

Nina Sukhishvili
direction

Comprend 110 danseurs et 300 élèves qui font partie de son école (entre 6 et 18 ans)


A quatorze ans, elle laçait ses premiers chaussons et rêvait sans doute du "Lac des Cygnes". Aujourd'hui, soixante années plus tard (ou plus? mais chut!, on ne dit pas son âge quand on est demeurée aussi royalement belle) Nina Ramishvili porte, la tête haute, le titre de "Maman" du ballet national de Géorgie: "Un ensemble créé avec mon mari Iliko Shukhisvili, danseur lui aussi et passionné de nos traditions".
Ainsi Nina, descendante des montagnards du Caucase et Iliko, originaire de Tbilissi-la-Douce se met à rechercher les légendes, les costumes, les musiques et les danses de toutes les régions de Géorgie aux cent visages. "Nous avons commencé avec une douzaine de danseurs" se souvient-elle. Ils sont une centaine aujourd'hui et se font applaudir dans le monde entier.

 

Nina est restée l'âme de la troupe. Il faut la voir, impératrice noyée dans ses fourrures ou dompteuse au regard aigu, poing sur la hanche, présider aux répétitions ou surveiller les spectacles. En scène, cinquante grands fauves se déchainent dans un cliquetis de sabres. Un seul froncement de sourcils de Nina peut les transformer en agneaux: "Je sais que je demande beaucoup à nos danseurs et danseuses, mais ils représentent notre pays, son histoire, sa culture. Ce que j'ai voulu sauvegarder et transmettre tout au long de ma vie. Notre in-di-vi-du-a-li-té de Géorgiens". Elle rythme ses mots d'un poing fermé et volontaire. Puis tout à coup éclate de rire: "Mais comme tous les danseurs sont aussi terriblement individualilstes, vous imaginez la discipline que je dois maintenir, jour après jour, moi, la maman!". Pas de soucis de ce coté-là. Nina Ramishvili est comme les sabres de ses danseurs-guerriers: d'acier clair et bien trempé.

"De très belles danses majestueuses, héritées des princes de Géorgie."
LE MONDE (15 mars 1988)

"Leur enthousiasme, leur virtuosité font du ballet national de Géorgie "bissé et même trissé par le public", l'un des meilleurs spectacles."
FRANCE SOIR (21 mars 1988)

"Rien ne les empèche de réaliser mille exploits virtuoses."
FIGARO (20 février 1988)

"Danses pleines de feu et de flammes pour les hommes, langoureuses pavanes pour les femmes insaisissables."
LE PARISIEN (10 mars 1988)